25 Sep
  • By CLIMACTION
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Rencontre avec Santiago Billy, l’ange gardien de la biodiversité du Guatemala

Après le Mexique, l’Energy Transition Tour a pris la direction du Guatemala. A El Remate, à proximité de la très touristique ville de Flores, nous rencontrons Santiago Billy un franco-guatémaltèque grâce à qui 44 aires naturelles sont aujourd’hui protégées dans le pays.

Tout commence en 1975 lorsque Santiago décolle pour le Guatemala dans le cadre d’un stage pour le CNRS. Il atterrit sur les rives de La laguna perdida, en pleine jungle, pour étudier les oiseaux et pour contribuer à des recherches sur les reptiles.

En 1982, alors qu’il distribue des magazines dans la rue, il rencontre le Président de l’association de protection des forêts, alors unique association environnementaliste du Guatemala. Après un bref échange, ce dernier lui propose de rencontrer un haut responsable du régime alors en place. Quelques jours plus tard c’est chose faite et il est nommé responsable des eaux et forêts du Guatemala. Il évoque alors pour la première fois son idée de créer des aires protégées pour sanctuariser la biodiversité du pays.

Après un énième coup d’état en 1983, le général Mejia Victores prend le pouvoir. Après 30 ans de dictature militaire il organise des élections. Santiago est alors nommé responsable de l’Institut National d’anthropologie et d’histoire du Guatemala. Il continue de travailler secrètement sur son idée de zones protégées et décide d’aller à la rencontre de deux candidats potentiellement présidentiables pour évoquer son projet. Il rencontre Marco Cerezo qui deviendra quelques semaines plus tard le premier Président démocratiquement élu du Guatemala.

Marco Cerezo crée en 1986 le premier ministère de l’environnement et nomme Santiago responsable de la création des aires protégées du Guatemala et de leur administration.

C’est avec l’aide du docteur James D. Nations, anthropologue et Vice-Président de l’ONG Conservation International pour le Mexique et l’Amérique Centrale, qu’il réussit à obtenir deux financements de l’agence américaine pour le developpement international.

En 1989, Santiago présente son ambitieux projet devant le congrès du Guatemala qui entérine la création des aires protégées.

En février 1996, alors qu’il étudie les oiseaux dans sa région de prédilection, le Petén, il découvre en pleine jungle le site archéologique maya La Corona jusqu’alors introuvable. Il sera cette même année le représentant du Guatemala à Genève à l’occasion de la deuxième conférence sur les changements climatiques.

Enfin, en 2000, après 30 ans de bons et loyaux services en faveur de la biodiversité, il décide de prendre du recul et entreprend la création de Mon ami, un ensemble de huttes superbement intégrées dans la jungle, sur les paisibles rives du lac Peten Itza.

En bon ange-gardien qu’il est resté, notre ami a acquis en 2005 près de 50 hectares pour créer sa propre réserve de biodiversité à la frontière de la gigantesque biosfera maya.

Aujourd’hui, le Guatemala est fier de son inventaire comprenant 44 aires protégées, 7 parcs nationaux, 5 réserves naturelles, 7 biotopes et plus de 50 réserves privées.

CLIMACTION
COMMENT (1)

hola los amigos , estoy en Dénia al sur de Valencia cocinando con amigos , fabuloso el articulo, me da un poco de pena de sentirme tan famoso jaja…
bonne continuation en su fabuloso proyecto , estamos en contacto . abraso santiago a los dos .

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